Yvan Dimitri Tajo Tenda : Mention Bien pour son mémoire sur la promotion de l’art via les réseaux sociaux au Cameroun
Yvan Dimitri Tajo Tenda a franchi une étape dans son parcours académique le 13 février 2026 lors de la soutenance de son mémoire de Master en communication des organisations. Devant un jury réuni au campus de l’ESSEC à l’Université de Douala, l’étudiant a présenté ses travaux de recherche portant sur le thème : « Promouvoir et valoriser les arts visuels dans les réseaux sociaux numériques au Cameroun : une étude des entreprises culturelles de la ville de Douala ». Cette étude constitue une première au sein de son département par son orientation vers le secteur de la culture et du numérique.

Le jury de cette soutenance de mémoire s’est réuni au bâtiment René Essomba pour évaluer le travail du candidat. La session était placée sous la présidence du Pr Georges Madiba, Professeur titulaire. L’évaluation a également mobilisé le Dr Mbarga Thomas, Chargé de cours, en qualité d’examinateur, ainsi que le Pr Temadjo Jacques, Maître de conférences, qui a assuré le rôle de rapporteur. Ces membres du corps enseignant ont analysé la méthodologie et les conclusions de l’étude avant d’attribuer la mention « Bien » avec les encouragements du jury.
Le point de départ de sa réflexion repose sur une scène vécue dans les galeries de Douala. Lors des vernissages, l’auteur observe dans son mémoire que les salles se remplissent de professionnels du milieu, tandis que le public curieux reste en retrait. Ce constat l’a poussé à questionner la stratégie des entreprises culturelles : comment utilisent-elles Facebook ou Instagram pour sortir l’art de son cercle d’initiés et attirer les habitants de la ville ?

Pour répondre à cette question, Yvan Dimitri Tajo Tenda est allé à la rencontre de trois structures de la ville. Il a croisé ses observations avec les témoignages d’artistes, de curateurs et de journalistes. Les résultats de son mémoire montrent que si les galeries publient des images et répondent aux messages, leurs efforts se heurtent à des habitudes de communication parfois répétitives ou trop brèves. L’étude pointe aussi des freins concrets, comme le manque de moyens financiers et une perception de l’art jugée parfois trop fermée.
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À l’issue de sa présentation, le chercheur a suggéré des pistes pour créer un lien plus solide entre les œuvres et les citoyens. Selon lui, une maîtrise des outils numériques et une éducation artistique renforcée par les politiques publiques sont nécessaires pour que les réseaux sociaux deviennent des ponts vers la culture. Les recommandations de ce mémoire visent à transformer les abonnés des plateformes numériques en visiteurs physiques pour les lieux d’exposition au Cameroun.



